Mot d’un ancien

                                                                                     Janvier 2018,

Ouvrons les yeux et réagissons.

Je pourrais écrire– mais je le ferai sûrement ultérieurement si les évènements futurs me le permettent- mes mémoires, mes anecdotes d’ancien élève, d’ancien professeur tout simplement d’un Jules comme vous l’êtes pour la plupart qui lirez ce qui va suivre.

Mais je m’adresse à vous aujourd’hui pour tout autre chose qui me semble plus sérieux et moins plaisant.

Dépassant la nostalgie des années passées, pour moi depuis 1970, au sein de cet établissement que j’aime à nommer "la Grande Dame" je voudrais vous informer sur ce que l’on doit appréhender de son existence future.

Elle a été le berceau de quelques milliers de jeunes gens en recherche d’épanouissement sur leur avenir professionnel. Dans sa destinée, Elle a connu des moments difficiles voire très difficiles. Elle a pu les surmonter grâce à des personnes hors du commun qui ont sacrifié leurs intérêts professionnels et personnels pour Lui permettre d’exister encore.

Les institutions et soit disant le progrès l’ont déroutée de son but initial : former à l’excellence des techniciens dans les valeurs humaines.

Aujourd’hui, notre établissement devient, est un lycée lambda qui n’a plus d’âme !! Il est en crise non pas d’adolescence, mais en crise profonde d’existence et d’avenir. Les ressorts s’affaiblissent et le capitaine du vaisseau n’est plus ce qu’il a été. A ceci vient se greffer la perte progressive et bientôt définitive du nerf de la guerre….l’argent !!

Dans cinq ans, nous devrions fêter ses cent ans. A ce jour la vision de cet anniversaire est bien compromise.

Je fais appel à vous, sûrement plus objectifs que moi-même, pour initier des solutions à enrayer cette morosité et cet avenir incertain.

                                       A bientôt de vous lire.

                                                                     Amitiés.

                                                                            Laurent Bonjour de la 47éme